
La première impression est toujours la bonne, qu’il disait ! Et ça vaut aussi pour les prises de parole orales. Le début d’un speech, d’une allocution ou d’une conférence, c’est la mise en bouche du repas : si elle est réussie, votre auditoire est impatient d’entendre la suite. Mais alors, comment commencer un discours en public ? Certainement pas en improvisant, mais plutôt avec la bonne méthode et la bonne préparation.
L'accroche, cette phase (trop) souvent négligée
L’accroche, c’est ce court moment au tout début de votre intervention qui interpelle votre public avant même que vous n’ayez vraiment commencé. Elle peut durer cinq secondes ou trente, mais son rôle est toujours le même : capter l’attention et donner envie d’en savoir plus… Et, par conséquent, elle vous permet de devenir oralement plus convaincant. Dès le début !
Ce que beaucoup oublient, c’est qu’elle ne commence pas avec les mots. Elle commence avant :
- Votre posture quand vous vous levez.
- Votre regard posé sur l’auditoire avant d’ouvrir la bouche.
- Les deux secondes de silence que vous vous accordez avant de parler.
- Etc.
Tout cela envoie déjà un signal fort. Un orateur tonique qui prend le temps de regarder sa salle avant de commencer crée de l’attention. Un orateur voûté qui démarre avec « euh, donc, bonjour… » la détruit avant même d’avoir dit quoi que ce soit.

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Comment bien commencer son discours : 5 types d'accroches
1 : La question directe ou rhétorique
Poser une question dès le début, un classique qui fonctionne encore ! Voilà qui met votre public en mouvement avant même qu’il s’en rende compte. Elle attend une réponse visible (« Qui parmi vous a déjà…? ») : elle crée de l’interaction et établit un lien.
Bien sûr, vous n’attendez pas forcément de réponse (paradoxal, peut-être, mais c’est assumé !). Vous cherchez plutôt à éveiller la réflexion et à placer votre auditoire dans une posture active. Dans les deux cas, laissez quelques secondes de silence après. Ce silence vous donne de l’autorité. Évitez les questions trop longues ou formulées à la négative, qui sèment la confusion dès le départ.
2. Le chiffre ou la statistique surprenante
Une statistique, une étude, une révélation chiffrée… Quelque chose d’un peu choc, et qui « justifie » un peu le discours qui va suivre, ainsi que toutes ses idées ! Un chiffre bien choisi arrête le cerveau. Le but étant de donner du concret, ancrer votre propos dans la réalité, et créer immédiatement de la crédibilité. L’effet est encore plus fort si le chiffre est contre-intuitif ou peu connu. Deux à trois chiffres maximum : au-delà, l’effet se dilue.
3. L’anecdote ou la mini histoire
C’est sans doute la technique la plus puissante ! Ici, vous invitez l’auditoire dans une histoire, une situation bien précise. Tout est dans la visualisation… Et le ressenti. Ce qui connecte les humains entre eux, ce sont les émotions, pas les arguments. Il faut juste que l’anecdote ait un lien clair avec votre sujet, sinon vous perdez la cohérence avant même d’avoir atteint votre premier argument.


4. La citation percutante
Oui, oui, on peut citer du Platon, du Aristote, du Cicéron ou du Bourdieu pour bien démarrer une prise de parole. C’est très utilisé, et pas forcément l’approche la plus originale… Mais ça reste une très bonne manière de débuter un discours !
Une citation bien choisie donne du sens et de la profondeur à votre prise de parole dès les premières secondes. Elle vous appuie sur une autorité extérieure et renforce votre crédibilité. Laissez un court silence après l’avoir prononcée pour qu’elle résonne. Et vérifiez toujours qu’elle est en accord avec votre message : une belle phrase déconnectée de votre sujet fait plus de mal que de bien.
5. L’effet de surprise ou le contre-pied
Vous pouvez aussi amener votre public sur une piste bien précise… Puis le prendre à contre-pied avec une idée ou une révélation inattendue. Comme un twist dans un film, vous créez une rupture qui capte l’attention de façon quasi instinctive.
Un type d’accroche qui demande plus de préparation et de maîtrise du timing. Mais quand il est bien exécuté, il marque les esprits bien au-delà de la fin du discours.
Se former avec Objectif Éloquence pour aller plus loin
Connaître les techniques, c’est très bien. Les incarner face à un vrai public, avec la bonne respiration, le bon rythme, le bon regard, la bonne tonalité oratoire, c’est une autre dimension. Et c’est là que vous bloquez : vous avez lu les conseils, vous connaissez les étapes, mais au moment de prendre la parole, le corps se raidit, la voix tremble, et le message se perd. La bonne nouvelle, c’est que ça s’apprend, et plus vite qu’on ne le croit avec le bon encadrement.
La formation en prise de parole d’Objectif Éloquence est focalisée sur la pratique. Vous travaillez en groupes sur des situations réelles : une présentation, une réunion, un discours, un échange tendu. Plus important encore, vous aurez un feedback précis sur votre expression, votre langage corporel, votre articulation, votre posture et votre capacité à captiver un auditoire. Voix, regard, accroche, structure du message, gestion du trac : tout y passe, avec des formateurs qui analysent ce que vous ne pouvez pas voir seul.
Ce qui distingue vraiment ces parcours, c’est ce qui se passe après la formation. Un mois de consolidation, puis 12 mois d’accès au Club des Orateurs pour continuer à vous entraîner, à tester de nouvelles phrases d’accroche, à travailler vos émotions, à garder un rythme de progression régulier. Parce que comment préparer un discours ne suffit pas : il faut aussi s’entraîner à le porter, à l’incarner, et à ajuster son impact en fonction de l’auditoire.
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FAQ | Bien démarrer une prise de parole
Quelle est la bonne phrase pour commencer un discours ?
Il n’existe pas de phrase universelle, mais plusieurs formules fonctionnent dans la plupart des contextes : « Saviez-vous que… », « Ce que nous allons aborder aujourd’hui nous concerne tous. »
Comment saluer le public lors d'un discours ?
Prenez une à deux secondes de silence avant de parler, posez votre regard sur l’auditoire, souriez, et saluez : « Bonjour à tous » ou « Merci d’être là. » Ce moment a une vraie fonction : il pose votre présence, installe votre communication non verbale, et donne le ton à tout ce qui suit. Ne le traitez pas comme une formalité.
Comment rédiger un discours de façon structurée ?
Au minimum, à partir de 3 bloc :
- Une introduction qui capte et situe (environ 10 % du temps).
- Un développement autour de deux à quatre idées fortes reliées par des transitions claires.
- Une conclusion qui oriente vers une action ou une émotion forte.
Mais tout dépend de votre objectif : quel message voulez-vous que votre auditoire retienne ? Préparez votre conclusion en premier, votre accroche ensuite, et construisez le développement autour de ces deux repères. Cherchez des exemples de phrases, consultez des exemples de discours, et entraînez-vous à le dire à voix haute avant de le présenter.
Comment gérer sa respiration avant et pendant un discours ?
Eh oui ! La respiration est le premier outil de l’orateur. Avant de commencer, essayez de prendre trois respirations profondes (inspiration par le nez, expiration lente par la bouche), histoire de stabiliser la voix et relâcher le corps. Pendant le discours, les pauses sont vos alliées : elles vous permettent de reprendre votre souffle, de laisser résonner un message fort, et de garder un rythme régulier. Un orateur qui respire bien parle plus lentement, articule mieux, et inspire davantage confiance.
Comment préparer un discours quand on manque de confiance ?
Commencez par le début, pas par le tout : préparez trois à cinq phrases d’ouverture que vous pouvez dire les yeux fermés, et entraînez-vous à les prononcer à voix haute face à un miroir ou en vous enregistrant. Travaillez votre expression et votre langage corporel autant que votre contenu… C’est aussi une manière d’améliorer vos prises de parole à l’oral.
Et si la peur persiste, une formation en éloquence (véritable alternative aux stages intensifs en prise de parole) vous permettra de pratiquer en situation réelle, avec des retours précis, dans un cadre bienveillant. C’est souvent l’étape qui change tout.



